Communiqué, Ibrahima Cissé, 29 février 2016

senegal ffjj2La Suisse et le Sénégal ont lancé, ce lundi 29 février 2016, un nouveau programme de Formation de Formateurs en Justice Juvénile (FFJJ2), au Centre de formation judiciaire à Dakar.

La Suisse et le Sénégal entretiennent des relations étroites dans le domaine des droits de l’homme. Depuis début 2011, un dialogue bilatéral sur ces questions a été lancé et est accompagné d’un projet de coopération concrète en justice juvénile.

Cette formation pluridisciplinaire, menée conjointement par l’Institut international des droits de l’enfant de Sion, le Centre de formation judiciaire et l’Ambassade de Suisse, est destinée à des professionnels de Kaolack et de Diourbel, à différents niveaux de la chaîne judiciaire, en contact avec les enfants victimes, en danger ou en conflit avec la loi. Ainsi, des magistrats, des éducateurs spécialisés, des avocats, des agents pénitentiaires, des assistants sociaux, des policiers, des gendarmes vont être sensibilisés aux problématiques des mineurs qui représentent au Sénégal plus de la moitié de la population.

Cette formation a pour objectifs l’amélioration, la spécialisation en justice des mineurs, et la mise en avant du « travailler-ensemble » pour permettre une meilleure prise en charge et un meilleur suivi de l’enfant. Une attention particulière sera également donnée à la formation de formateurs : après les 4 modules de formation, tous les participants auront acquis les outils nécessaires pour pouvoir former leurs pairs à leur tour.

Ainsi, la justice juvénile a une mission très délicate : celle de s’efforcer de concilier les intérêts liés à la « protection de l’enfant » et ceux du « maintien de la paix et de l’ordre public ». Elle doit accompagner l’enfant, victime, en danger ou en conflit avec la loi, avec la volonté d’en faire un citoyen libre et responsable.

Photo: Mme Aline Sermet, collaboratrice scientifique responsable du projet à l'IDE et M. Michel Lachat, expert suisse en justice juvénile