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Editorial, par Andressa Curry-Messer, 10 février 2016

carnavalLa période du carnaval au Brésil, pays qui vénère cette fête, n’est pas seulement un moment pour jouer, chanter et danser frénétiquement. Ce sont quatre jours de divertissement et de joie mais aussi de grands dangers pour les enfants et les jeunes. Les villes brésiliennes doivent prendre des mesures particulières de prévention et de protection contre les risques de violations des droits de l’enfant.

Face à la consommation démesurée d’alcool et de drogues, les enfants et les jeunes sont exposés à toutes sortes de violence et d’accidents. La fête du carnaval brésilien est un événement pendant lequel les accidents de la route, la disparition d’enfants et, principalement, les violences sexuelles à leur encontre augmentent.

A titre d’exemple, le Secrétariat d’Etat de la justice, des droits humains et de la citoyenneté de la ville de Manaos, la capitale de l’État de l’Amazone, a lancé une campagne intitulée : « Amusez-vous à carnaval, mais pas avec les droits de l’enfant ».

La campagne vise à prévenir et à protéger les enfants contre la violation de leurs droits. Pour y arriver, un partenariat a été conclu entre le Secrétariat, le Comité contre l’abus et l’exploitation sexuelle des enfants et des adolescents de l’État, la police militaire, les Secrétariats d’État de l’Assistance sociale, de l’Education, de la Santé, les tribunaux de l’enfance et de la jeunesse, la mairie ainsi que les Conseils tutélaires.

Leur action a pour but de sensibiliser la population, de la rendre attentive et participative. Les personnes sont informées sur la problématique de l’exploitation sexuelle, sur les sanctions légales et sur les moyens de faire une dénonciation. Trois numéros de téléphone (100, 180 et 190) sont mis à disposition de la population pour appeler la police militaire et dénoncer des abus et l’exploitation sexuelle envers les enfants et les adolescents.

D’autres actions ponctuelles sont également prévues auprès des enfants et des jeunes. Les enfants non-accompagnés sont orientés vers les Conseils tutélaires, afin que leurs responsables soient identifiés. Les jeunes de 15 à 24 ans peuvent faire un test rapide de VIH/SIDA dans un bus prévu à cet effet. Cette action compte aussi avec l’appui de l’UNICEF locale.

Autant de mesures préventives, protectrices et participatives qui respectent les droits de l’enfant et qui sont les bienvenues toute l’année, car les dangers encourus par les enfants ne se limitent pas à ces seuls quatre jours.

Photo : Yuri Barichivich, Getty Set Images, Flickr/Creative commons

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