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Editorial, par Andressa Curry-Messer, 30 décembre 2015

cop21Du 30 novembre au 12 décembre 2015, 195 pays se sont réunis pour la Conférence de Paris sur le climat, la Cop 21, pour essayer d’établir les mesures à mettre en place afin de limiter le réchauffement climatique.

Le dernier rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), publié en 2014, ne laisse pas de doutes sur l’impact des activités humaines sur le réchauffement climatique. Le système économique avide d’une croissance sans limites est devenu le plus menaçant et dangereux ennemi de la planète et de l’humanité.

Les conséquences du réchauffement climatique sont nombreuses, intenses, régulières et très coûteuses pour l’être humain, la nature, les Etats : désertification, inondations, érosion des sols, catastrophes naturelles, acidification des océans, perte de la biodiversité, extinction des espèces, baisse des ressources en eau potable et alimentaire, migration de masse, pollution excessive, augmentation des maladies diverses, etc.

Les premières victimes sont des personnes vulnérables, notamment des enfants qui n’ont pas contribué à ce dérèglement climatique global. Leurs droits à la santé, à l’alimentation, à la nutrition, à l’éducation, au logement, à la réunion familiale, aux loisirs, à la vie, au développement sont bafoués. C’est l’injustice ultime.

Pour éviter une évolution irréversible due aux changements climatiques, une réaction rapide, technique et consciente s’est imposée. Le 12 décembre 2015, la Cop 21 a réussi à établir un texte universel et politiquement contraignant avec des points précis, adopté par 195 pays en les engageant dans une nouvelle direction plus respectueuse de la vie humaine et de la nature. Il s’agit de l’Accord de Paris de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

Les mots « droits de l’enfant » y apparaissent deux fois, signe d’une prise de conscience de leur existence. Dorénavant, il y a beaucoup de travail à faire de la part des Etats, de la société civile, des citoyens et du monde économique. C’est le début de la transition d’une mentalité et d’actes basés sur la compétition démesurée pour des intérêts privés vers un monde de coopération et de croissance solidaire pour des intérêts collectifs.

Cela peut paraître encore utopique, mais c’est faisable. Partout dans le monde, il y a de multiples exemples d’économie durable, rentable et harmonieuse avec l’écologie. Ces modèles sont très satisfaisants, autant pour les entrepreneurs que pour les consommateurs et la nature. Le « business world » n’a rien à craindre ni à regretter, au contraire, il sera encore plus prospère dans tout les sens du terme : économique, social, écologique, humain, culturel et spirituel. C’est déjà une évidence à l’échelle locale, il faudra juste le transposer à l’échelle mondiale.

La relance d’une nouvelle économie globale responsable qui permet la régénération de la planète, une vie plus équitable avec le respect des droits de l’homme, notamment des droits de l’enfant, le renouement avec l’espoir et la justice, une existence avec du sens, voici les vœux de Nouvel an que nous formulons pour les enfants de toute la planète.

Voir aussi :

« Aux Etats-Unis, des enfants gagnent un procès pour protéger le climat », reporterre.net, 26 novembre 2015

Photo: Becker1999, flickr/cc

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