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Brochure du CAS Enfants Victimes, Enfants Témoins: la Parole de l’Enfant en Justice - septembre 2018 > mars 2020

Editorial, par Andressa Curry-Messer, 11 janvier 2018

2018 01 12 ritalineLe méthylphénidate, connu comme la Ritaline, est un psychostimulant qui possède des propriétés pharmacologiques proches de celles de l'amphétamine. Il est utilisé pour traiter les enfants, dès l’âge de 6 ans, et les adultes qui souffrent du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H).

Le TDA/H est classé comme une maladie psychiatrique. Le diagnostic repose sur des critères tels qu’incapacité à terminer une tâche, oublis, distractibilité, évitement des tâches exigeant une attention soutenue. La liste des effets indésirables de la méthylphénidate pour le traitement de la TDA/H n’est pas anodine: rhinopharyngites, insomnies, vertiges, toux, douleurs pharyngo-laryngées, douleurs épigastriques, vomissements, pyrexies et idées suicidaires.

Le nombre de cas de TDA/H est variable selon les pays: 1% en Asie et 25% aux Etats Unis. Dans ce dernier, environ 6 millions d’enfants sont traités avec la Ritaline. En Europe, on considère que 4% des garçons en âge scolaire ont reçu ce médicament. En Suisse, environ 5% des écoliers seraient concernés par le TDA/H et 2.4% ont reçu de la Ritaline en 2012.

Le Comité international des droits de l’enfant a déjà été confronté à ce sujet et a déclaré sa préoccupation concernant les diagnostics excessifs du TDA/H ainsi que la prescription de psychostimulants, notamment le méthylphénidate. Il recommande, entre autres, que des recherches sur les approches non-médicamenteuses pour le diagnostic et le traitement du TDA/H soient réalisées. Et aussi que les autorités sanitaires compétentes déterminent les causes profondes de l'inattention en classe et améliorent le diagnostic des troubles de santé mentale chez les enfants.

Des recommandations importantes qui rendraient service à tous les pays du monde. Car des études sur le sujet soulignent que derrière l’hyperactivité et les comportements «antisociaux» des enfants peut se cacher une intoxication de leur organisme. La difficulté de concentration ou l’intolérance au cadre scolaire et familial peuvent être liées à une intoxication aux additifs alimentaires, aux phosphates industriels présents dans les récoltes et les élevages de même qu’aux métaux lourds issus des rejets atmosphériques, aux ondes électromagnétiques artificielles, à l’addiction aux écrans dès les premières années de vie ainsi qu’à certains vaccins.

Selon la pédiatre et micronutritionniste française Frédérique Caudal, «l’intoxication aux phosphates empêche l’enfant de se contrôler et d’être lui-même». Il passe en «mode automatique» sur le cerveau reptilien. Or, les phosphates sont quasiment présents dans tous les aliments contenant des additifs, comme les sodas, les sucreries, les plats industrialisés, les chewing gum, etc. Et, depuis 10 ans, leur présence a augmenté de 300 %.

Depuis treize ans, la doctoresse Caudal propose un régime alimentaire, la diète Hafer, associé à une cure de magnésium et d’Omega 3. Jusqu’à présent, sa prescription a donné des résultats efficaces dans tous les cas traités. Mais elle affirme que la Ritaline a encore de beaux jours devant elle, car elle ne connaît aucun pédiatre qui utilise la diète Hafer en France.

Dès lors, la question de Marielsa Salsilli (Magazine Nexus, n.113), ingénieure et mère d’un enfant diagnostiqué hyperactif et soigné avec une diète alimentaire, mérite d’être posée: «L’hyperactivité témoignerait-elle non pas d’une maladie, mais d’un organisme sain qui chercherait à évacuer une atteinte à son intégrité dans un environnement malade…?»

Photo: Ian Brown, flickr/cc

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