Editorial, par Andressa Curry-Messer, 18 mai 2016

surf merEn 2014, le projet Life Saving and Surfing Club a été créé par le surfeur bengali Rashed Alam et son épouse Vanessa Rude qui, observant la curiosité des filles travaillant sur la plage pour le surf, leur ont demandé si elles seraient intéressées à apprendre à surfer. Au début, ils ont dû faire face à l’opposition de la communauté masculine. Mais, petit à petit, un groupe de filles s’est formé et avec quelques dons financiers le projet est devenu une réalité.

En plus d’apprendre à surfer, les filles bénéficient de cours d’anglais, de cours de sauvetage et participent à des concours organisés par la Fédération de surf du Bangladesh, qui offre de très bons prix en argent. Leurs familles reçoivent aussi une aide financière des responsables du projet afin d’éviter de pousser les enfants au travail et afin de les laisser s’entraîner deux heures par semaine.

Dans un pays où seulement 40% des filles arrivent à l’école secondaire et où environ 5 millions d’entre elles âgées de 5 à 15 ans sont engagées dans des emplois de toutes sortes, ce sport propose une nouvelle façon de vivre. Elles découvrent leur potentiel, s’émancipent, sont respectées par les garçons et apprennent à lire et à écrire en anglais. Elles se réjouissent de découvrir dans la mer et dans la vie la liberté de faire ce qui leur plaît. Elles souhaitent devenir sauveteuses ou surfeuses professionnelles, aider leurs familles et avoir un meilleur avenir.

Au Brésil, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. a enseigné le bodyboard à son cousin Ailton, devenu professionnel de ce sport. Il fut assassiné en 2010, lorsqu’il a voulu défendre une personne en situation de handicap victime d’un vol. Ailton rêvait de créer une école de bodyboarding pour les enfants vulnérables. Après sa disparition, son cousin a décidé de concrétiser son rêve et, en 2011, est né le projet Etoiles de mer.

Malgré les difficultés pour trouver des dons pour acheter le matériel nécessaire, le projet a pris vie et s’adresse surtout aux enfants en situation de handicap. Au début, ils étaient 11, dont 8 avec des besoins spéciaux et 3 sans besoins particuliers. Aujourd’hui, malgré le peu de ressources financières, ils sont des dizaines à y participer avec l’aide des bénévoles.

Selon son fondateur, ce projet donne la possibilité à ces enfants de faire quelque chose qu’ils n’ont jamais pensé être capables de faire : entrer dans la mer et prendre une vague ! Ils sont très motivés, ils se réveillent très tôt et certains prennent trois bus pour pouvoir être à la plage. Ils veulent dépasser leurs limites et vont au-delà de toutes les attentes. Ils cassent les paradigmes et font tomber les préjugés.

De plus, les parents participent au projet en aidant à préparer des sandwichs, des boissons et en jouant avec leurs enfants. Deux pédagogues bénévoles leur donnent des instructions sur l’activité ludique de la journée et ils ont l’occasion d’interagir avec leurs enfants. Dans l’eau, chaque enfant a un instructeur avec lui et toute la liberté de glisser sur une vague.

Photo : ND Strupler, flickr/creative commons

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