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Voir la version complète : Rapport de la mission de retour de S. M., victime de maltraitance au Niger



rodpat
25/05/2009, 12h32
L’An deux mille neuf et le jeudi 7 Mai, la Direction Régionale de la promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille de Gao et l’ONG Zankey-Faaba ont reçu une délégation Nigérienne conduite par le coordinateur du PAO/Niger (également coordinateur de l’ONG EPAD Niger), accompagnée d’un enfant Malien originaire du cercle de Gao, précisément du village de Koïssa, répondant au nom de S. M., victime de maltraitance en territoire Nigérien. Après les salutations d’usage, la Directrice Régionale de la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de Gao et le Président de l’ONG Zankey- Faaba ont conduit la délégation Nigérienne au Gouvernorat de Gao où ils ont été reçus par le Directeur de Cabinet du Gouverneur. Le Coordinateur du PAO/Niger a expliqué l’objet de sa mission au Directeur de Cabinet : le retour de S., enfant de Koïssa victime de maltraitance a Niamey. Il a affirme que c’est le Commissariat de police de Boukoki qui lui a emmené cet enfant qu’un homme avait trouvé en train d’errer dans les rues de Niamey. Ayant aperçu des sévices corporels sur l’enfant, cet homme a saisi la police qui a aussitôt arrêté l’auteur des ces maltraitances.

Le Directeur de Cabinet du Gouverneur a vivement remercié le Coordinateur du PAO/Niger pour avoir sauvé cet enfant. Il a aussi rappelé le cas des 21 autres enfants Maliens victimes de traite et de maltraitance que le coordinateur du PAO/Niger avait identifié au Niger et contribué à leur retour au Mali en partenariat avec le PAO/Mali sur financement de l’OIM. Apres ces interventions, l’enfant a été confié à la Direction Régionale de la promotion de la Femme, de l’Enfant et la Famille de Gao et l’ONG Zankey Faaba, toutes partenaires du PAO/Mali pour réintégration auprès des parents.

Retour en famille

Le lendemain, vendredi 8 Mai, une mission conjointe de Zankey-Faaba-DRPFEF, accompagnée de l’enfant, de sa mère et de son grand père, s’est rendue à Koïssa, village natal où une forte délégation constituée des conseillers municipaux, de leaders communautaires, du chef de village, de marabouts, et des jeunes les attendait.

Les missionnaires situent le débat dans son contexte tout en exhortant les communautés à faire preuve de vigilance à l’égard des enfants dont les droits fondamentaux et élémentaires sont souvent violés. Les droits des enfants, les conventions inter-Etat, les articles sur la protection des enfants, le phénomène de la traite des enfants et des organes ont été largement expliqués aux communautés qui sont majoritairement analphabètes. Une séance de sensibilisation a été faite à l’endroit des communautés afin de pouvoir garder et scolariser les enfants au village. Le retour de cet enfant au village est assorti d’un programme de réinsertion scolaire dans les tous prochains jours. Les populations ont été très sensibles à cette séance d’information et de sensibilisation et ont pris l’engagement de mieux s’investir pour protéger les enfants.

Remerciements

La mission tient à remercier l’OIM et le SSI Genève à travers le PAO qui ont bien voulu accepter financer ce retour. Qu’ils trouvent tous là la forte reconnaissance des autorités Maliennes à travers cette activité.

Difficultés rencontrées

L’enclavement de la zone (le village est sur une île) a rendu la mission difficile et périlleuse ;
Un problème de logistique a retardé la mission ;
Le manque d’appareil numérique pour couvrir la cérémonie ;
Le manque de couverture sanitaire pour l’enfant.

Recommandations

En tenant compte de ces difficultés et des réalités sur le terrain, la mission formule les recommandations suivantes :

Former les agents de rapatriement en secourisme, et sur les méthodes et techniques d’animation et de communication ;
Exécuter de façon rapide le programme de réinsertion des enfants rapatriés ;
Nécessité d’avoir un moyen de déplacement dans la zone (logistique).

Conclusion

En dépit des difficultés et des contraintes qui ont entaché la mission, le retour de l’enfant en famille a été très bénéfique et les communautés ont pris l’engagement solennel de respecter scrupuleusement les droits fondamentaux de l’enfant.


Le PAO/Mali à travers :
La DRPFEF de Gao
L’ONG Zankey Faaba