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Voir la version complète : Attention : Trafic d’enfants « axe Mali – Côte d’Ivoire »



rodpat
16/03/2009, 12h53
Merci à M. Djibril Saidou pour la transmission de cette information très intéressante !

Infos sur l’axe de ma 1ère lutte contre le Trafic d’enfants

Frontière Côte d’Ivoire – Mali (POGO et ZEGOUA)

Après Zégoua « Mali » vous arrivez à la brigade de gendarmerie de la ville de Kadiolo, localité frontalière du Mali avec la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso. Trois hommes ont été mis aux arrêts, soupçonnés de trafic d'enfants, pour le bonheur des planteurs ivoiriens. Ces hommes ont été appréhendés le vendredi 16 janvier 2009, aux environs de 23 heures dans la localité de Zégoua. Ils étaient à bord d'un minibus avec six enfants et s'apprêtaient à regagner le territoire ivoirien. J’ai fait à l’époque une proposition : Autorisation de sortir pour les enfants accompagnés ou non-accompagnés de moins de 18 ans. Quel est l'état des lieux ? Le chef de gare et le chauffeur ont-ils été sensibilisés par ces associations et Ongs de défense des droits des enfants ? Pour votre information, la traversée se fait aussi à Mobylette depuis Pogo. Quant aux enfants, ils étaient six, tous des mineurs. Le plus jeune a 7 ans et 13 ans pour le plus âgé. Immédiatement après leur arrestation, les trois hommes ont été mis à la disposition de la justice qui a décidé de leur incarcération à la maison d'arrêt de Kadiolo. Selon ma source, les trois hommes résident en Côte d’Ivoire et travaillent dans des plantations. Pour ces genres d'opération, les trafiquants percevraient chacun la somme de 200.000 francs CFA par an et par tête d'enfant. Mon informateur habite dans le village de Zaradougou, à quelques encablures de Kadiolo. L’union Africaine et Le Président Alpha ont t’ils reçu mes propositions ? En 2008 j’ai aussi informé la 1ère Unité de traitement Rénal d’Afrique sur les risques de trafic d’organes. Certain pays comme le Mali et le Burkina faso ont aujourd’hui une loi sur la question ; quelle est alors la politique de défense des droits des enfants Africains pour les autres états ? L’Afrique doit revoir avec ses fils une solution durable. Aux autorités du Mali, de revoir l’ouverture du Centre de Transit pour enfants victimes du trafic de Sikasso.

La Côte d’Ivoire devient le deuxième producteur mondial d’Anacarde « la pomme de cajou » après l’Inde. Au regard des performances de la côte d’Ivoire, qui est passée de 6000 tonnes en 1990 à 310'000 tonnes en 2008, il faut être vigilant sur le trafic d’enfants. De sérieuses menaces pèsent si le taux de transformation stagne à 4,6% là où l’Inde réalise 100%. L’Inde étant la principale destination de la noix de cajou, serait également de son point de vue une menace, si la Côte d’Ivoire trouvait d’autres destinations pour écouler le produit. Mais pour être concurrentiel, il faut de la main d’œuvre ; dans ma région Bondoukou, les autorités Ivoiriennes ont inauguré une unité de transformation ; le Vietnam et le brésil importent une partie de la production. La Côte d’Ivoire va opérationnaliser et optimiser sa politique de transformation au mieux des intérêts de la filière.

Daouda OUATTARA
Cadre de jeunesse du groupe Sahel