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Voir la version complète : Une jeune nigérienne retrouve ses parents après 11 ans de séquestration au Togo



levgen
23/02/2009, 17h43
Article de notre correspondant et membre du RAFY Saidou Djibril, journaliste pour APANews au Niger

[b]Une jeune nigérienne retrouve ses parents après 11 ans de séquestration au Togo [b]
APA-Niamey(Niger) Une jeune nigérienne de 25 ans vient de retrouver ses parents, qu’elle a quittés 11 ans plus tôt, lorsqu’elle a été enlevée par son instituteur d’origine togolaise, a constaté vendredi APA à Niamey.

La jeune Hassiatou Marou a été kidnappée en juillet 1998 par son propre précepteur, J.G. Maoli, à Maradi (700 Km au centre-est), de la capitale économique du Niger, a indiqué à APA, Moussa Sidikou, coordonnateur du programme pour la prévention de la traite des mineurs isolés en Afrique de l’Ouest (PAO-Niger).

Le kidnappeur, qui court toujours, selon M. Sidikou, a enlevé la jeune collégienne en quittant la ville de Maradi via le Nigeria et le Bénin pour se rendre dans la localité d’Akébou, au Togo.

Arrivé au Togo, J.G.Maoli a pris le nom de Zamané Koffi se présentant comme revendeur de charbon, puis s’installe avec la fille pour qui, il établit un jugement supplétif sous le nom de Akou Zamané.

« Il m’a inscrit à l’école et j’ai poursuivi mes études jusqu’en classe de 1ère, lorsque M.Koffi a décidé de rompre mes études pour dit-il défaut de moyens de financement » a témoigné devant la presse, Hassiatou, aujourd’hui mère de deux enfants.

Selon elle « après ma déscolarisation, il a établi un contrat d’enseignement en mon nom avant de se déclarer comme mon mari. Nous avons eu deux enfants, le premier ayant 4 ans et le second âgé de 2 ans ».

Le père de la jeune fille Marou, employé dans une société d’électricité au Niger, dit se battre pour récupérer ses deux petits-enfants, après le refus d’un juge togolais qui a décidé de garder les deux enfants « pour suite d’enquête ».

« Nous avions été alertés par le responsable de la communauté Togolaise à Maradi, a qui nous avions mandaté, une lettre au sous-préfet d’Akébou, pour la recherche de notre fille » a-t-il raconté, tentant de contenir ses larmes.

Le responsable du PAO-Niger a affirmé que son organisation avec d’autres structures togolaises, entend travailler pour que le kidnappeur « soit poursuivi et emprisonné, car il est toujours en liberté au Togo ».

« Nous nous rendrons bientôt au Togo pour faire le plaidoyer auprès des autorités, afin que cet acte odieux soit condamné » a dit M.Sidikou, par ailleurs coordonnateur de l’ONG EPAD –Niger, une structure qui travaille pour le bien-être de l’enfant au Niger.

Le Niger et le Togo sont signataires depuis juillet 2005, à l’instar de plusieurs États d’Afrique de l’Ouest, d’un accord multilatéral contre la criminalité transnationale organisée ainsi que d’autres textes visant à prévenir, réprimer et punir notamment la traite des enfants.

Cet article a été publié le 21 février 2009 sur le site www.apanews.net

Merci Djibril de cet article dont le fond est réjouissant et la forme remarquable
Amitiés
Geneviève

levgen
23/02/2009, 17h45
Chers partenaires
Nous sommes vraiment inquiets face à l'ampleur que prennent ces rapts et trafic d'enfants. Au Sénégal, présentement, le cas de deux enfants défraie la chronique. Le père de ses enfants, qui avait divorcé avec leur mère biologique et qui avait leur garde, avait projeté d'aller vivre aux EU avec ses enfants et une refugiée sierra léonaise qui vivait au Sénégal et avec qui il venait de se marier. A sa mort la sierra léonaise a émigré aux Etats Unis en emmmenant avec elle les deux enfants, sans avertir leur mère biologique.
La maman des enfants a posé le cas dans une émission de télévision très suivie. C'est en train de devenir un débat national avec cette femme qui veut au moins parler avec ses enfants qu'elle n'a pas revu depuis qu'ils avaient 4 et 2 ans (aujourd'hui, ils ont 16 et 14 ans).

Juridiquement, les spécialistes invités à l'émission invoquent l'intérêt supérieur des enfants qui est de rester parfaire leur éducation et achever leurs études aux EU où ils ont plus de chance et d'opportunités qu'au Sénégal avec une mère pauvre, sans ressources, ce qui a pour effet de dissuader la mère des enfants de porter plainte!!!

La communauté sénégalaise installée aux EU s'est engagée à effectuer des recherches en vue de retrouver les enfants et de les mettre en contact avec leur maman biologique. et la
2stv veut suivre ce cas jusqu'au bout.

Cheikh Amadou Bamba Diaw
Secrétaire Exécutif CONAFE Sénégal