balfan
14/10/2008, 12h34
APA-Bissai (Guinée-Bissau).
Nous remercions M. Djibril Saidou de nous avoir envoyé cet article
La Guinée-Bissau, en plus d’être une plaque tournante de la drogue, traîne la triste réputation de carrefour du trafic d’enfants où s’enchevêtrent les mécanismes les plus osés et les stratagèmes les plus élaborés.
Des voix s’élèvent pour indexer les marabouts qui "viennent chercher les enfants et reçoivent de l’argent de leurs amis marabouts, destinataires finaux de la «marchandise humaine ».
Munis de sommes d’argents assez consistantes, ils parviennent à convaincre les parents à adhérer à leurs projets de se voir confier les enfants pour leur inculquer les enseignements du Coran loin de leur environnement naturel.
L’acquiescement des parents est le début du calvaire de la vie pour les enfants, témoigne Bubacar Sissé, 21 ans, une ancienne victime de ce trafic originaire de la région Est (Bafata).
Le jeune Sissé, lui, n’a été rapatrié de Dakar à Bissau que grâce à l’action énergique de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Souvent, l’enfant devient mendiant ou vendeur d’eau dans les rues de Dakar, bravant toute sorte de dangers. Si c’est dans les autres régions du Sénégal comme la Casamance, les enfants son utilisés pour travailler dans les champs ou se livrer aussi à la mendicité, explique Mr Sissé.
Au mois de juillet dernier, la police de Gabu a arrêté à Pirada, village frontalier avec Niannaw, une localité sénégalaise dans la région de Kolda, un trafiquant d’enfants et son complice à bord d’un autocar qui transportait 22 enfants d’origine bissau-guinéenne dont huit filles.
Selon le commissaire Ibraima Mané de la police centrale de Gabu, « c’est grâce à une bonne collaboration des villageois que mes éléments on pu arrêter ce trafiquant et son complice ». Les enfants ont été confiés à une ONG à Gabu dénommée ’’les Amis des Enfants’’.
Depuis, des enquêtes sont menées pour mieux cerner les causes du phénomène et « si ce sont les parents qui sont à l’origine, ils risquent d’être jugés et condamnés, car les enfants ont des droits et devoirs », explique le commissaire Mané.
Malgré ces efforts, le trafic d’enfants en Guinée-Bissau continue à prendre de l’ampleur, selon Amadu Sané, un défenseur des droits de l’Homme à Gabu, faisant remarquer qu’en Guinée-Bissau, les parents ont du mal à protéger leurs enfants car les deux-tiers de la population du pays vivent dans la pauvreté.
« Ils veulent offrir à leurs enfants ce qu’il y a de mieux mais, ils n’en ont pas les moyens. Cette pauvreté laisse les parents à la merci des trafiquants qui viennent avec de fausses promesses d’enseignement coranique gratuit », explique Mr Sané.
Dans un rapport publié en 2005, l’UNICEF indique que chaque année, plus de 400 000 enfants africains sont victimes de trafic et sont employés pour des tâches domestiques, la prostitution, le travail dans les magasins et les champs, ou comme éboueurs ou vendeurs ambulants.
AD/aft/mn/APA
source : www.apanews.net 30-09-2008
Nous remercions M. Djibril Saidou de nous avoir envoyé cet article
La Guinée-Bissau, en plus d’être une plaque tournante de la drogue, traîne la triste réputation de carrefour du trafic d’enfants où s’enchevêtrent les mécanismes les plus osés et les stratagèmes les plus élaborés.
Des voix s’élèvent pour indexer les marabouts qui "viennent chercher les enfants et reçoivent de l’argent de leurs amis marabouts, destinataires finaux de la «marchandise humaine ».
Munis de sommes d’argents assez consistantes, ils parviennent à convaincre les parents à adhérer à leurs projets de se voir confier les enfants pour leur inculquer les enseignements du Coran loin de leur environnement naturel.
L’acquiescement des parents est le début du calvaire de la vie pour les enfants, témoigne Bubacar Sissé, 21 ans, une ancienne victime de ce trafic originaire de la région Est (Bafata).
Le jeune Sissé, lui, n’a été rapatrié de Dakar à Bissau que grâce à l’action énergique de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Souvent, l’enfant devient mendiant ou vendeur d’eau dans les rues de Dakar, bravant toute sorte de dangers. Si c’est dans les autres régions du Sénégal comme la Casamance, les enfants son utilisés pour travailler dans les champs ou se livrer aussi à la mendicité, explique Mr Sissé.
Au mois de juillet dernier, la police de Gabu a arrêté à Pirada, village frontalier avec Niannaw, une localité sénégalaise dans la région de Kolda, un trafiquant d’enfants et son complice à bord d’un autocar qui transportait 22 enfants d’origine bissau-guinéenne dont huit filles.
Selon le commissaire Ibraima Mané de la police centrale de Gabu, « c’est grâce à une bonne collaboration des villageois que mes éléments on pu arrêter ce trafiquant et son complice ». Les enfants ont été confiés à une ONG à Gabu dénommée ’’les Amis des Enfants’’.
Depuis, des enquêtes sont menées pour mieux cerner les causes du phénomène et « si ce sont les parents qui sont à l’origine, ils risquent d’être jugés et condamnés, car les enfants ont des droits et devoirs », explique le commissaire Mané.
Malgré ces efforts, le trafic d’enfants en Guinée-Bissau continue à prendre de l’ampleur, selon Amadu Sané, un défenseur des droits de l’Homme à Gabu, faisant remarquer qu’en Guinée-Bissau, les parents ont du mal à protéger leurs enfants car les deux-tiers de la population du pays vivent dans la pauvreté.
« Ils veulent offrir à leurs enfants ce qu’il y a de mieux mais, ils n’en ont pas les moyens. Cette pauvreté laisse les parents à la merci des trafiquants qui viennent avec de fausses promesses d’enseignement coranique gratuit », explique Mr Sané.
Dans un rapport publié en 2005, l’UNICEF indique que chaque année, plus de 400 000 enfants africains sont victimes de trafic et sont employés pour des tâches domestiques, la prostitution, le travail dans les magasins et les champs, ou comme éboueurs ou vendeurs ambulants.
AD/aft/mn/APA
source : www.apanews.net 30-09-2008