ide
24/03/2005, 14h57
Le trafic des enfants prend toujours de l’ampleur au TOGO.
Pour tenter de remédier à ce fléau, différentes actions ont été menées
au cours de ces trois derniers mois.
Parmi ces multiples actions, on notera :
- Le 25 mars 2004, le Comité préfectoral de lutte contre le trafic et le
travail des enfants de Dankpen (ville située au Nord du TOGO) a organisé avec l’appui de BIT/Programme International pour l’Elimination du Travail des Enfants, une session de formation à l’intention des membres des comités locaux.
Cette session de formation avait pour but de permettre aux membres de prendre conscience de l’ampleur du phénomène et de ses conséquences sur la vie des enfants. Aussi vise-t-elle à les outiller pour leur permettre de lutter efficacement contre ce fléau. Les participants se sont familiarisés avec les différentes formes de trafic et de migration clandestine des
enfants, leurs causes et leurs conséquences ainsi que les stratégies de
lutte contre cette pratique.
- Les membres du Réseau RAFY TOGO ont tenu plusieurs séances de travail qui ont permis d’élaborer un rapport-synthèse sur les deux séminaires organisés par SSI/IDE au Sénégal ( Somone et M’Bour ). Ce rapport a été enrichi avec le contexte togolais sur le trafic et la migration clandestine des enfants et des jeunes. Il est en voie de diffusion auprès des autres partenaires pour une sensibilisation sur le phénomène, ses causes et ses conséquences.
Malgré les multiples séances de sensibilisation organisées ci et là par
les Associations, les ONG et les Institutions étatiques dans le but d’éradiquer ce fléau, certains citoyens continuent à se livrer à ces genres de pratiques.
Trois faits marquants ont émaillé le trimestre ( Janvier – Mars 2004 ):
1) Il s’agit d’un jeune homme soudeur de son état qui a été interpellé
le 6 mars 2004 pour enlèvement d’enfant à la frontière TOGO-GHANA. Au fait ce jeune garçon est poussé par une folle ambition de se rendre aux USA. Il décide de vendre son frère consanguin âgé de 13 ans répondant au même nom patronymique et élève en classe de CE 1 au prix de 10 millions de francs CFA. Il est allé trouvé un démarcheur qui à son tour lui trouvera un client. Après marchandage, le petit frère serait livré à 9 millions de francs CFA. Le client, un policier déguisé en acheteur l’a appréhendé juste au moment où le jeune garçon s’apprêtait à livrer son petit frère. ( Lire plutôt coupure de presse ci-jointe )
2) Il s’agit ici d’une jeune dame togolaise résidant à Cotonou (Bénin) qui tentait de faire passer quatre fillettes âgées de 10 à 17 ans à la frontière TOGO-BENIN. Ces fillettes étaient destinées à une dame à Cotounou pour être employées comme des domestiques.
3) Une jeune dame de 33 ans de nationalité togolaise tentait de fuire
avec cinq jeunes filles dont l’âge varie entre 13 et 16 ans lorsqu’elle a été appréhendée par la Brigade de Gendarmerie d’Amlamé (ville située au Sud- ouest du Togo). Elle a avoué qu’elle n’est pas à son premier
essai et qu’elle avait réussi le 28 février dernier à faire passer deux jeunes filles pour le même trafic.
Le trafic d’enfants est devenu monnaie courante dans notre pays le Togo.
Chaque jour, au moins un enfant est victime de l’abus des adultes dans ce commerce de la honte.
Maouko Donyo
Pour tenter de remédier à ce fléau, différentes actions ont été menées
au cours de ces trois derniers mois.
Parmi ces multiples actions, on notera :
- Le 25 mars 2004, le Comité préfectoral de lutte contre le trafic et le
travail des enfants de Dankpen (ville située au Nord du TOGO) a organisé avec l’appui de BIT/Programme International pour l’Elimination du Travail des Enfants, une session de formation à l’intention des membres des comités locaux.
Cette session de formation avait pour but de permettre aux membres de prendre conscience de l’ampleur du phénomène et de ses conséquences sur la vie des enfants. Aussi vise-t-elle à les outiller pour leur permettre de lutter efficacement contre ce fléau. Les participants se sont familiarisés avec les différentes formes de trafic et de migration clandestine des
enfants, leurs causes et leurs conséquences ainsi que les stratégies de
lutte contre cette pratique.
- Les membres du Réseau RAFY TOGO ont tenu plusieurs séances de travail qui ont permis d’élaborer un rapport-synthèse sur les deux séminaires organisés par SSI/IDE au Sénégal ( Somone et M’Bour ). Ce rapport a été enrichi avec le contexte togolais sur le trafic et la migration clandestine des enfants et des jeunes. Il est en voie de diffusion auprès des autres partenaires pour une sensibilisation sur le phénomène, ses causes et ses conséquences.
Malgré les multiples séances de sensibilisation organisées ci et là par
les Associations, les ONG et les Institutions étatiques dans le but d’éradiquer ce fléau, certains citoyens continuent à se livrer à ces genres de pratiques.
Trois faits marquants ont émaillé le trimestre ( Janvier – Mars 2004 ):
1) Il s’agit d’un jeune homme soudeur de son état qui a été interpellé
le 6 mars 2004 pour enlèvement d’enfant à la frontière TOGO-GHANA. Au fait ce jeune garçon est poussé par une folle ambition de se rendre aux USA. Il décide de vendre son frère consanguin âgé de 13 ans répondant au même nom patronymique et élève en classe de CE 1 au prix de 10 millions de francs CFA. Il est allé trouvé un démarcheur qui à son tour lui trouvera un client. Après marchandage, le petit frère serait livré à 9 millions de francs CFA. Le client, un policier déguisé en acheteur l’a appréhendé juste au moment où le jeune garçon s’apprêtait à livrer son petit frère. ( Lire plutôt coupure de presse ci-jointe )
2) Il s’agit ici d’une jeune dame togolaise résidant à Cotonou (Bénin) qui tentait de faire passer quatre fillettes âgées de 10 à 17 ans à la frontière TOGO-BENIN. Ces fillettes étaient destinées à une dame à Cotounou pour être employées comme des domestiques.
3) Une jeune dame de 33 ans de nationalité togolaise tentait de fuire
avec cinq jeunes filles dont l’âge varie entre 13 et 16 ans lorsqu’elle a été appréhendée par la Brigade de Gendarmerie d’Amlamé (ville située au Sud- ouest du Togo). Elle a avoué qu’elle n’est pas à son premier
essai et qu’elle avait réussi le 28 février dernier à faire passer deux jeunes filles pour le même trafic.
Le trafic d’enfants est devenu monnaie courante dans notre pays le Togo.
Chaque jour, au moins un enfant est victime de l’abus des adultes dans ce commerce de la honte.
Maouko Donyo