CHERS RAFYNAUTES BONJOUR
La création de ce réseau de journalistes spécialisés dans l'enfance est plus qu'indispensable . Nous en avons la preuve avec tous les dérapages au quotidien .Au Mali dans notre sentiment de partage del'information sur la question à léeffet d'une meilleure prise en compte de l'aspect Droits Fondamentaux de l'enfant d'abord,l'illustration nous est faite à partir de la question du Darfour entre autres. A y regarder de près,les journalistes présentent le côté humanitaire pour mieux toucher l'opinion publique.Cela parait normal pour chercher des fonds pour nourrir les populations au nombre desquelles les enfants.Mais la question essentielle pour nous du RAFYest celle ci:Les droits des enfants sont ils préservés? Leur dignité est elle sauvegardée? Leurs avis ont ils été demandes POUR ËTRE FILMES ET EXPOSES MONDE ENTIER ? Les images envoyées du Niger par notre confrère nous interpellent aussi tout comme celles de Seta se Mélina .Les journalites en sont conscients et ont pris position de partout. Mais il nous faut être en réseau et cela avec des moyens et c'est tout ce qui manque aux journalistes en afrique une afrique pauvre comme ses ONG.Et la volonté seule ne suffit pas.
Moussa Hari Maiga
Chers rafynautes!
Depuis quelques moments du RAFY des membres s'impatientent de la naissance du réseau africain des journalistes en matière de lutte pour les droits de l'enfant. je souhaite qu'avant cette étape,au nivau national,chaque pays mette en place son réseau de journalistes pour les nations qui n'en disposent pas encore. En Côte d'Ivoire,nous avons mis ce réseau en place depuis 2001,qui prend en compte tous les professionnels de média y compris des communicateurs du secteur privé et public. C'est le RICAE (réseau ivoirien des communicateurs amis des enfants). Ces réseaux nationaux doivent se regrouper en réseau continental. C'est une suggestion et nous sommes prêts à partager notre petite expérience avec les confrères qui désirent mettre des réseaux similaires en place.
DOUMBIA MAMADOU
Journée droits de l'enfant et médias
Une triste et sordide affaire a eu lieu en septembre dernier, à Martigny, petite ville près de Sion, où tout le monde se connaît. Une fille entre 10 et 14 ans, d'origine camerounaise a donné naissance a un enfant. Après enquête sociale, il s'est avéré que cette fille, avait été abusée par l'amant de sa mère présumée, mariée elle à un Suisse bien plus âgé qu'elle et dans une détresse sociale notoire. La fille mère séjournait dans une institution pour jeunes en difficulté, lorsque les médias, tout genre confondu, se sont emparés de ce fait divers tragique et l'ont relaté abondament, sans se précoccuper des droits de l'enfant. Images de la maison où habite la famille, images de l'Institution, détails quant aux abus (notamment la photo du cabanon où la fille a été abusée), désinformation (l'auteur des abus sexuels n'étant pas le père de l'enfant, ne serait pas poursuivi en justice, ce qui est archi-faux) et même insinuation que dans les moeurs et coutumes africaines il était normal pour des enfants d'avoir des enfants! L'IDE a été pris à partie par les journalistes et par les défenseurs des droits de l'enfant, choqués par un tel dérapage. Nous avons décidé de répondre, mais d'une façon constructive. Une fois l'emballement des journalistes éteint, nous avons décidé d'organiser une journée de réflexion, sur la base de ce dérapage médiatique et en parlant du couple médias-droit de l'enfant. Cette journée a eu lieu le 18 janvier dernier au centre romand de formation des journalistes à Lausanne. Etaient invités, certains intervenants que vous connaissez, dont le Prof. Daniel Cornu, M. Jean Zermatten et M. François Dayer, ancien rédacteur en chef. Les représentants de la presse écrite surtout étaient présents, notamment ceux de la presse people qui avaient abondamment relayé le fait divers. L'exemple africain, avec ses réseaux et une réflexion sur la question des enfants a été souligné. Le premier constat est que les droits de l'enfant ont besoin des médias et vice versa; deuxièmement, il y a une lacune à combler dans les codes de déontologie qui ne mentionnent pas l'enfant et ses droits; troisièmement, les journalistes dans leur formation académique, n'ont pas de cours en droits de l'enfant. L'IDE a proposé ses services, et s'est dit prêt à collaborer à tous niveaux, en s'appuyant sur le programme des journalistes en Afrique de l'Ouest notamment.
Vous pouvez trouver sur la première page du site Internet de l'IDE http://www.childsrights.org un résumé de la journée. Une synthèse plus complète avec article de presse est en cours et sera également disponible sur notre site. Je vous invite à consulter ces documents et à nous faire parvenir vos commentaires qui pourront certainement éclairer vos collègues suisses.
Paola
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