Chères et chers rafynautes
Alors que l'Europe semble prête à faire plus pour aider l'Afrique à se libérer de la pauvreté, les Etats-Unis restent l'obstacle principal malgré l'appel du Premier Ministre Tony Blair lancé à George W. Bush afin de doubler l'aide apportée à l'Afrique d'ici à 2010. À la veille du sommet du G8, au lieu d'un triplement de l'aide américaine à l'Afrique entre 2000 et 2005, comme l'avait souvent soutenu le Président des Etats-Unis, Washington a accru l'aide seulement de 56 pour cent.
Le rapport, intitulé ''Assistance étrangère des Etats-Unis à l'Afrique : Affirmations et réalité'', était presque certain d'accroître la pression sur Bush afin qu'il annonce une autre grande initiative pour soutenir le développement dans le continent le plus pauvre au monde dans la période précédant le sommet du G8 en Ecosse. Aujourd'hui, vendredi 8 juillet, les leaders des pays du G8 rencontrent les dirigeants de 7 pays africains afin de discuter des solutions possibles pour restreindre la pauvreté et lutter contre les maladies dans le continent Africain.
Nous attendons donc avec impatience les résultats de cette rencontre et sommes intéressés à recevoir vos commentaires sur notre forum où se trouvent d'autres indications. > www.childsrights.org > formation > forum de discussion > messages suisses
Jeffrey D. Sachs, directeur de l’Institut de la terre de l’Université de Columbia, affirme que la corruption n’est as générale et ne doit pas être utilisée comme excuse pour ne pas aider l’Afrique.
Jeffrey D. Sachs, jeudi 23 juin 2005.
A la veille du Sommet du G8 qui se déroulera en Ecosse au début du mois de juillet, le président George W. Bush a jusqu’à présent résisté à l’appel du premier Ministre Tony Blair afin de doubler l’aide apportée à l’Afrique d’ici 2010.
Il s’agit là d’une erreur tragique, qui vient d’une incompréhension des défis que doit relever l’Afrique et des responsabilités de l’Amérique. La politique américaine se fonde principalement sur l’idée que l’Afrique peut se relever de sa pauvreté extrême à travers ses propres efforts, que l’aide est généralement mal utilisée du fait de la corruption et que les Etats-Unis sont déjà de généreux donateurs. Tout cela est erroné, à tout point de vue : l’Afrique est pris au piège de la pauvreté, de nombreux pays sont bien situés pour utiliser l’aide de manière efficace et la contribution américaine est petite en comparaison des besoin de l’Afrique, des promesse de l’Amérique et de ses richesses.
L’Afrique souffre simultanément de 3 problèmes qui l’enferme dans a pauvreté. Tout d’abord l’Afrique ne produit pas assez de nourriture. Contrairement à l’Asie, ses productions vivrières n’ont pas connu de révolution verte.
Ensuite, l’Afrique souffre de maladies que ne connaissent aucune autre région du monde. La pandémie du SIDA de l’Afrique est bien connue, la pandémie du paludisme, qui sera responsable de 3 millions de décès et d’1 milliard de malades cette année ne l’est pas.
Enfin, l’Afrique est isolée sur le pan économique, du fait du manque d’infrastructures, des grandes distances géographiques et des pays intérieurs sans accès à la mer. Ces barrières géographiques isolent une grande partie du continent, particulièrement des régions rurales, hors des grandes voies du commerce international. Sans les bénéfices du commerce, ne grande parie de l’Afrique rurales, hors des grandes voies du commerce international. Sans les bénéfice du commerce, une grande partie de l’Afrique rurale se débat à un niveau de simple subsistance.
M. Bush peut croire que l’Amérique fait beaucoup pour aider l’Afrique à surmonter ces problèmes, il n’en reste pas moins que l’aide des Etats-Unis reste minime. La Commission sur l’Afrique de M. Blair, ainsi que le projet du Millenium des Nations Unies, ont démonté que ce continent a besoin d’environ 50 milliards de dollars annuel d’aide jusqu’en 2010. La part équitable de l’Amérique dans ce total s’élève à environ 15 milliards annuel. Pourtant, l’aide gouvernementale des Etats-Unis se monte à 3 milliards par année seulement, et une grande partie de cette somme couvre les salaires des consultants américains plutôt que les besoins d’investissements de l’Afrique.
Non seulement l’aide américaine ne représente qu’une fraction de ce qu’elle devrait être, mais les arguments américains, sont également faux quand il s’agit d’expliquer le manque d’aide. M. Bush et d’autres sous-entendent que l’Afrique gaspille ses aides dans la corruption. Cependant, les pays africains pauvres et à petite croissance tels que le Ghana, le Sénégal, le Mali, le Bénin et le Malawi sont classés parmi les pays moins corrompus que certains pays asiatiques à forte croissance. En effet, la propre initiative américaine, l Millenium Challenge Account, a déjà reconnu ces pays africains pour leur forte gouvernance. La bonne gouvernance est évidemment un élément essentiel en Afrique et ailleurs, mais la corruption ne doit pas être utilisée comme une excuse pour ne pas aider l’Afrique.
Dans le domaine de la famine, il faut aider l’Afrique à réaliser sa propre révolution verte. Les pays riches devraient aider les fermiers africains à utiliser des variétés de graines améliorées, plus de fertilisants et une meilleure gestion de l’eau, telle que l’utilisation de l’irrigation à petite échelle. Les techniques sont connues mais les fermiers africains sont trop pauvres pour démarrer cette activité. En aidant toujours plus les fermiers africains à produire plus de nourriture (au lieu d’expédier des aides alimentaires des Etats-Unis), il serait possible de doubler voire tripler, le rendement des récoltes.
Pour ce qui est des maladies, le paludisme pourrait être contrôlé dès 2008 à l’aide de méthodes ayant fait leurs preuves et peu coûteuses. Mais, une fois de plus, l’Afrique ne peut se les offrir. Notre premier objectif devrait être de distribuer des moustiquaires traitées durablement à l’insecticide à toutes les populations pauvres de l’Afrique dans les 4 ans qui viennent. Certaines estimations montrent que l’Afrique a besoin d’environ 300 millions de moustiquaires, pour un coût de 10 dollars chacune (port compris), soit une somme de 3 milliards de dollars.
Pour ce qui est de son isolement économique, l’Afrique a besoin des infrastructures fondamentales, de routes et de ports, et il y a là également la possibilité d’une « progression par dépassement » du point de vue technologique. La connectivité internet et cellulaire pourrait permettre d’entrer en contact dans toute l’Afrique à moindre coût.
L’Afrique est prête à se libérer de la pauvreté si les Etats-Unis et les autres pays riches l’y aident. L’Europe semble prête à faire plus tandis que les Etats-Unis semblent rester l’obstacle principal. Le sommet du G8 offre l’occasion pour les Etats-Unis d’offrir une contribution durable, et certainement rentable, à la sécurité mondiale en sauvant des millions de vies en Afrique et en aider ses poplations à sortir de la misère.
Chère Martine
Je trouve excellente l'idée de rencontre entre les pays du G8 et des
dirigeants africains. A mon avis, le fait d'associer l' Afrique aux
questions qui la concernent directement peut permettre des avancés notoires
car il est mieux de partir sur la base des besoins du continent pour
apporter des solutions. Nous espéront que les 7 dirigeants défendront la
bonne cause pour se départir de la dépendance
Bonjour chers tous
En réponse au voeu exprimé par Martine Lachat sur
l'annulation de la dette des pays pauvres dont le
mien, le Niger, je vous envois, en attaché, cet
article que m'inspire une telle décision.
Bonne lecture
Saidou Djibril
Bush gonfle l'accroissement de l'aide américaine
Inter Press Service (Johannesburg)
ACTUALITÉS
30 Juin 2005
Publié sur le web le 5 Juillet 2005
http://fr.allafrica.com/stories/200507050843.html
By Jim Lobe
Washington
Le président américain George W. Bush est en train de gonfler considérablement le montant que son administration a apporté dans l'aide à l'Afrique subsaharienne, selon une nouvelle étude publiée à Washington lundi.
Au lieu d'un triplement de l'aide américaine à l'Afrique entre 2000 et 2005, comme l'a souvent soutenu Bush, Washington a accru l'aide seulement de 56 pour cent en termes réels, selon le rapport rédigé par l'institution Brookings.
Le rapport, intitulé "Assistance étrangère des Etats-Unis à l'Afrique : Affirmations et réalité", est presque certain d'accroître la pression sur Bush afin qu'il annonce une autre grande initiative pour soutenir le développement dans le continent le plus pauvre au monde dans la période précédant le sommet du Groupe des huit (G8) à Gleneagles, en Ecosse, qui doit être accueilli par le Premier ministre britannique Tony Blair, du 6 au 8 juillet.
La pression sur Bush afin qu'il soit plus sensible à l'égard de l'Afrique a augmenté régulièrement malgré son accord à s'associer à un plan d'annulation de la dette avec d'autres nations du G8, qui devrait profiter à environ une douzaine de nations les plus pauvres d'Afrique.
Le G8 représente les nations les plus industrialisées du monde : les Etats-Unis, le Canada, le Japon, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, l'Italie et la Russie.
Durant sa visite à Washington au début de ce mois, Blair a souligné que l'augmentation de l'aide et autre soutien à l'Afrique feront partie des principales questions à l'ordre du jour à Gleneagles. Avec les Nations Unies et la Banque mondiale, il a demandé aux pays industrialisés de doubler l'aide à l'Afrique au cours des prochaines années comme une partie d'une série de mesures, dont l'allègement de la dette, pour réduire considérablement la pauvreté et soutenir la croissance économique dans la région.
Après la visite de Blair, les dirigeants de plusieurs nations africaines, qui avaient été invités à la Maison Blanche, ont publiquement critiqué l'administration de Bush pour n'avoir pas déboursé l'aide du nouvel 'Millennium Challenge Account' (MCA) plus rapidement aux nations nécessiteuses.
Quelques jours plus tard, plusieurs hommes du clergé, noirs, influents et conservateurs qui avaient été courtisés par l'administration, ont envoyé une lettre à Bush lui demandant d'offrir tout son soutien aux initiatives de Blair liées à l'Afrique, y compris un allègement complet de la dette et un doublement de l'aide publique au développement (APD) pour l'Afrique à 50 milliards de dollars par an.
"Certains étaient troublés par le fait que le Premier ministre Tony Blair, qui a soutenu le président sur l'Irak à un prix politique énorme pour lui-même, ne semblait pas recevoir le même niveau d'appui concret du président lorsqu'il s'est agi de l'Afrique", a déclaré à 'Los Angeles Times', le révérend Eugene Blyers, un pasteur de Boston qui avait soutenu la réélection de Bush l'année dernière. "Nous espérons que le président soutiendra le Premier ministre aussi fermement que le Premier ministre l'a soutenu au plus fort de la controverse sur la guerre en Irak".
L'appel de Blair en faveur d'un accroissement de l'aide a été bien reçu ailleurs, laissant Bush de plus en plus isolé. A la fin de mai, des dirigeants de l'Union européenne (UE) ont accepté unanimement de doubler pratiquement l'aide aux pays les plus pauvres du monde au cours des cinq prochaines années. Une semaine plus tard, le Japon a promis d'en faire de même en trois ans.
Par ailleurs, des membres clés de l'UE, dont la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et l'Italie, se sont également engagés à relever leur aide publique au développement (APD) pour les pays pauvres à 0,7 pour cent de leur produit intérieur brut (PIB) d'ici à 2015.
Mais Bush a été beaucoup moins sensible, soutenant que son administration a déjà triplé l'aide américaine à l'Afrique et qu'une promesse d'apporter 0,7 pour cent du PIB américain -- presque cinq fois ce que Washington apporte aujourd'hui -- "ne répond pas à notre processus budgétaire".
"Durant les quatre dernières années, nous avons triplé notre assistance à l'Afrique subsaharienne, et maintenant, l'Amérique représente presque un quart de toute l'aide dans la région", a-t-il dit à Blair à une conférence de presse conjointe à la Maison Blanche, le 7 juin.
Toutefois, selon l'étude de Brookings, l'aide à l'Afrique sous Bush "n'a pas 'triplé' ni même doublé". Le rapport constate plutôt qu'entre l'année fiscale 2000, la dernière année pleine pour laquelle Bill Clinton était président, et l'année fiscale 2005, l'aide américaine totale à l'Afrique a augmenté seulement de 56 pour cent en termes réels, avec la majeure partie de l'accroissement consistant en une aide alimentaire d'urgence, plutôt que l'APD traditionnelle qui est utilisée pour promouvoir le développement à long terme.
Durant la même période, l'APD de Washington pour l'Afrique a augmenté seulement de 33 pour cent en termes réels, selon le rapport, qui a été rédigé par Susan Rice, qui a travaillé en qualité de première conseillère de Clinton pour l'Afrique, de 1993 à 2001, et est actuellement au 'Centre for American Progress' (Centre pour le progrès américain).
Si les fonds réservés pour l'année fiscale 2005 sont pris en compte, l'aide totale à l'Afrique aurait augmenté de 78 pour cent en termes réels depuis 2005, et l'APD de 74 pour cent, selon l'étude.
"L'administration a fait certaines déclarations sur les niveaux de dépenses qui ne sont pas exactes", a indiqué Rice aux journalistes dans une téléconférence lundi. "La rhétorique a été plus fascinante que la performance réelle".
L'aide étrangère des Etats-Unis a atteint son point le plus bas au milieu des années 1990 après que les Républicains ont pris le contrôle de la Chambre des représentants, selon Rice, qui a noté qu'elle a commencé par augmenter à nouveau à la fin des années 1990. Même avec l'accroissement de l'aide, Washington a été la plus avare des principales nations industrialisées, n'apportant que 0,16 pour cent de son PIB à l'APD.
Rice a qualifié tous les résultats de Bush sur l'aide à l'Afrique de "mitigés".
Du côté positif, le Plan d'urgence pour la diminution du SIDA (PEPFAR) du président Bush, qui est supposé apporter 15 milliards de dollars sur cinq ans en soutien aux initiatives de lutte contre le SIDA dans 15 pays, dont 12 se trouvent en Afrique, a été une grande avancée, a-t-elle dit, même s'il a eu des points faibles, notamment les restrictions substantielles sur la manière dont l'argent peut être dépensé et le fait qu'une grande partie de l'argent ait été acheminée par le propre programme bilatéral de l'administration plutôt qu'à travers le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, qui est multilatéral.
Au même moment, une autre grande initiative de Bush, qui a également ciblé surtout l'Afrique, le MCA, n'est pas parvenue jusqu'ici à gagner un quelconque effet d'entraînement et est maintenant confrontée à d'énormes réductions budgétaires de la part du Congrès précisément parce qu'il a été si lent dans le déboursement de l'aide.
Le MCA, que Bush a annoncé avec beaucoup de fanfare à un important sommet de l'ONU sur le développement des finances à Monterrey, au Mexique, en mars 2002, était supposé avoir fourni 10 milliards de dollars en aide supplémentaire aux pays engagés à poursuivre des réformes économiques, anti-corruption et politiques de grande envergure sur trois ans à partir de l'année fiscale 2003, et cinq milliards de dollars par an dès l'année fiscale 2006.
Alors que le Congrès a affecté 2,5 milliards de dollars au MCA au cours des deux dernières années, la nouvelle agence n'a jusqu'ici approuvé que quatre projets, au Honduras (215 millions de dollars), au Nicaragua (175 million dollars), au Cap Vert (110 million dollars) et à Madagascar (108 million dollars), ainsi que 400.000 dollars pour des dépenses administratives.
"Le MCA existe de nom seulement", selon Rice, qui a souligné que l'agence, dont le directeur, Paul Applegarth, a annoncé sa démission au début ce mois, illustrait le fossé entre la rhétorique de l'administration et ce qu'elle faisait en réalité.
A part l'aide alimentaire d'urgence, qui a augmenté de 184 pour cent de 2000 à 2005, les budgets de l'aide à l'Afrique qui ont augmenté le plus au cours de la période de cinq ans en termes de pourcentage, selon le Rapport Brookings, étaient pour la plupart axés sur la sécurité.
Les contributions aux opérations de maintien de paix ont augmenté de 263 pour cent en 2005, comparées à 2000, alors que le financement militaire étranger -- qui est utilisé pour payer la formation et l'équipement -- a augmenté de 163 pour cent. Les coûts des programmes sur la non-prolifération des armes, la lutte contre le terrorisme, le déminage, et la lutte anti-drogue en Afrique ont doublé au cours de la période.
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