«Tolérance zéro», un parti pris dur pour une rencontre interculturelle et son cortège de subtilités, de batailles contre l’ethnocentrisme et d’apprentissage du relativisme culturel. Un choix qui toutefois s’impose, si l’on se place du côté de l’universalisme et des droits humains, et si l’on garde à l’esprit que les personnes concernées sont principalement mutilées durant leur enfance, ce qui constitue une détermination injustifiable de leur avenir, une violation irréparable de leur libre-arbitre et de leur intégrité1. Une journée d’intolérance donc, ce qui porte à s’attacher plus à ce qui reste à faire dans le domaine de la lutte contre les mutilations génitales féminines, qu’aux avancées. Et pourtant. 2011 a permis quelques pas en avant. |