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Histoires d'enfants en Valais de 1815 à 2015

Editorial, par Andressa Curry-Messer, novembre 2017

2017 11 30 fille joieDepuis 2012, on célèbre le 11 octobre la journée internationale de la fille. Déclarée officiellement par l’ONU dans la résolution 66/170, cette journée a pour but la reconnaissance des droits des filles ainsi que la mise en évidence des difficultés particulières qu’elles subissent de par le monde.

Depuis l’entrée en vigueur de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) en 1989, les Etats-parties ont réalisé des avancées au niveau des lois et autres textes directifs pour améliorer la situation des enfants. Au niveau des pratiques, il y a eu là aussi du progrès. Toutefois, leur situation, notamment celle des filles, reste encore extrêmement précaire dans certains pays et de nombreux défis sont à relever.

A l’échelle mondiale, une fille meurt de violences toutes les dix minutes et 60% des personnes sous-alimentées sont des filles ou des femmes. Celles-ci sont aussi les plus exposées aux risques d’exploitation, de violences sexuelles, de maltraitances et de trafic de mineurs. Concernant l’éducation, il y a encore 62 millions de filles qui ne vont pas à l’école primaire ou secondaire.

Dans les pays en conflit et en situation d’émergence, les femmes et les filles sont les principales personnes affectées. Lors de migrations pour cause de guerre, de famine, de persécutions ou de catastrophes naturelles, 75% des réfugiés et déplacés sont de sexe féminin.

Face à ces constats, ces souffrances, ces violences, ces meurtres et ces injustices, il est difficile de faire la fête pour la journée des filles. Comme tous les enfants du monde, elles ont leurs droits garantis par la CDE. Entre autres, ceux d’être en bonne santé, de se développer en sécurité, d’accéder à l’éducation, d’être nourries, de grandir sans discrimination, de s’exprimer, de vivre dans la dignité.

Et puis, ces filles n’ont-elles pas des talents, des compétences et des ressources propres ? Pour faire éclore toutes leurs qualités, elles ont besoin de soutien, de protection, d’actions collectives ou personnelles. C’est un travail complexe, géant, mais réalisable.

Un compromis entre les chercheurs, les gouvernements, le secteur privé, la société civile, les médias et les citoyens s’impose. Si tous, ensemble, s’engagent avec sérieux et courage à surmonter les nombreux défis, alors les filles pourront espérer fêter concrètement cette journée ainsi que tous les jours de l’année!

Photo: Martin Talbot, flickr/creative commons

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